.

Quitte à croire en une suprématie; je ne veux pas fléchir devant l'amnésie.

La fuite paraît être une feinte habile mais que faire de nos corps décharnés ?
L'appel du lointain attise toutes les amertumes, l'appétit de l'enfant fait saliver sa bouche endormie.
Le regard perdu dans d'autres cieux, l'enfant jouit d'une nouvelle naissance.
Il est propulsé dans une alcôve douce, fiévreuse, moite - amnios céleste -

Un cri, un appel.
La chute est vertigineuse, l'enfant se blesse, ankylosé et meurtri, il redevient le jouet d'une Vie sans manières.

Elle le maltraite, le mène vers des routes cahoteuses, aboutissant à un précipice.
Le voyage est saisissant, l'enfant se griffe, pleure.
Un homme en noir se tient derrière lui. Son imperméable cache sa silhouette, spectre malsain.
Les mains agrippées aux épaules de l'enfant, il devient le tuteur de sa posture.

Chaque minute est un supplice. Grain par grain,le sablier du temps aspire un peu plus l'essence atavique de l'enfant.

Puis vers la fin du trajet, l'enfant est comme bercé. Les secousses sont désormais familières, sympathiques.
" C'est une question d'habitude"


Je ne veux pas m'habituer,pas de cette errance là.
La morosité ne me fera pas les yeux doux.
L'ivresse et la sincérité comme seuls guides, je gagne d'autres pôles.
Affranchie des miséricordes divines, je navigue à vue. Sereine et frêle, je scrute un horizon pâle et envoutant.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 02 avril 2009 07:27

Keny Arkana - Cinquième soleil

mon esprit s'égare l'esprit qui surchauffe
les gens se détestent la guerre des égos
21ème siècle cynisme et mépris
non respect de la terre, folie plein les tripes
frontières, barricades, émeutes et matraques
cris et bains de sang, bombes qui éclatent
politique de la peur, science immorale
insurrection d'un peuple, marché des armes

nouvelle offre mondiale, fusion de terreur
l'homme l'animal le plus prédateur le système pue la mort
assassin de la vie, à tué la mémoire
pour mieux tuer l'avenir, des disquettes pleins la tête
les sens nous trompent, 3ème oeil ouvert car le cerveau nous ment
l'être humain s'est perdu a oublié sa force
a oublié la lune, le soleil et l'atome


inversion des pôles vers la haine se dirige
a perdu la raison pour une excuse qui divise
l'égoïsme en devise, époque misérable
haine collective contre rage viscérale
une lueur dans le coeur, une larme dans l'oeil
une prière dans la tête, une vieille douleur
une vive rancoeur là où meurt le pardon
où même la foi prend peur, allez viens, nous partons

des lois faites pour le peuple et les rois tyrannisent
confrérie et business en haut d'la pyramide
ça sponsorise le sang, entre chars et uzys
innocent dans un ciel au couleur des usines
un silence de deuil, une balle perdue
toute une famille en pleurs, un enfant abattu
des milices de l'état, des paramilitaires
des folies cérébrales, des peuples entier à terre

bidonville de misère, à l'entrée des palaces
liberté volée, synonyme de paperasse
humanité troquée contre une vie illusoire
entre stress du matin et angoisse du soir
des névroses plein la tête, les nerfs rompus
caractérise l'homme moderne, bien souvent corrompu
et quand la vie s'endort, arrive tant de fois
une mort silencieuse, un S.D.F dans le froid

prison de ciment, derrière les ½illères
le combat est si long pour un peu de lumière
les familles se déchirent et les pères se font rares
les enfants ne rient plus, se bâtissent des remparts
les mères prennent sur elles, un jeune sur trois en taule
toute cette merde est réelle, donc on se battra encore
c'est la "malataliba" qui nous bouffe les tripes
Une bouteille de vodka, quelques grammes de "weed"

certains ne reviennent pas de ces raids violents
c'est du butex injecté dans une flaque de sang
des enfants qui se battent, un coup de couteau en trop
ce n'est plus à la baraque que les mômes rentrent tôt
ils s'apprennent la ruse dans un verre de colère
formatage de la rue, formatage scolaire
c'est chacun sa disquette, quand les mondes se rencontrent
c'est le choc des cultures
, voire la haine de la honte

les barrières sont là, dans nos têtes, bien au chaud
les plus durs craquent vite, c'est la loi du roseau
non, rien n'est rose ici, la grisaille demeure
dans les c½urs meurtris, qui à petit feu meurent
ne pleure pas, ma s½ur, car tu portes le monde
noble est ton coeur, crois en toi et remonte

n'écoute pas les bâtards qui voudraient te voir triste
même Terre-mère est malade, mais Terre-mère résiste

donc ces cons font le monde, apprentis créateurs
qui ont tout déréglé, sanguinaires prédateurs
Babylone est bien grande mais n'est rien dans le fond
qu'une vulgaire mascarade au parfum d'illusions
maîtresse de nos esprits crédules et naïfs
conditionnement massif là où les nerfs sont à vif
dans la marche et la rage, bastion des galériens
ensemble, nous sommes le Monde et le système n'est rien

prend conscience, mon frère, reste près de ton c½ur
méfis-toi du système, assassin et menteur
éloignes-toi de la haine qui nous saute tous aux bras
humanité humaine, seul l'Amour nous sauvera
écoute le silence quand ton âme est en paix
la lumière s'y trouve, la lumière est rentrée
Vérité en nous-même, fruit de la Création
n'oublie pas ton histoire, n'oublie pas ta mission

dernière génération à pouvoir tout changer
la vie est avec nous, n'aies pas peur du danger
alors levons nos voix pour ne plus oublier
tas de poussière d'étoiles, qu'attends-tu pour briller ?
tous frères et s½ur, reformons la chaine
car nous ne sommes qu'un, divisés dans la chair
retrouvons la joie, l'entraide, qu'on s'élève
une lueur suffit à faire fondre les tenebres

s'essouffle ce temps, une odeur de souffre
la fin se ressent, la bête envoute la foule
les symboles s'inversent, se confondent et s'obsèquent
l'étoile qui fait tourner la roue se rapproche de notre ciel
terre à l'agonie, mal-être à l'honneur
folie, calomnie, peu de c½ur à la bonne heure
ignorance du bonheur, de la magie de la vie
choqués par l'horreur, formés à la survie

l'époque, le pire, une part des conséquences
le bien , le mal, aujourd'hui choisis ton camp
l'être humain s'est perdu, trop centré sur l'Avoir
les étoiles se concertent pour nous ramener sur la voie
quadrillage ciselé dépasse la lumière
aies confiance en la vie, en la force de tes rêves
tous un ange à l'épaule, présent si tu le cherches
dans le c½ur, ne fait qu'un avec l'Esprit et le Geste

le Grand Jour se prépare, ne vois-tu pas les signes ?
la mort n'existe pas, c'est juste la fin des cycles
cette fin se dessine, l' humain se décime
l'espoir indigo ,les pléiades nous désignent
lève ta tête et comprend, ressens la force en ton être
dépasse Babylone, élucide le mystère
rien ne se tire au sort, que le Ciel nous bénisse
enfant du quinto sol , comprends entre les lignes
Keny Arkana - Cinquième soleil
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le vendredi 07 novembre 2008 15:27

Le goût de muscat que j'ai dans la bouche ne ma fera pas changer d'avis !



Je l'avoue je possède une certaine prépondérance à me lier d'amitié avec les boissons spiritueuses ... mon estomac me le pardonnera. Cependant mon associable intransigeance ne pourra qu'amplifier ce comportement révolté et candide. Je ne peux qu'exposer ici mon irascibilité (que je ne peux expliquer pour des raisons qui ne tiennent pas de mon ressort) et écrire sur un sujet branlant et mystérieux.

Faute à moi-même, j'aurai dû vaincre mes démons intérieurs à temps.
La jeunesse que voulez-vous... il faut bien que l'on apprenne à être homme.
Bref, un mot me froisse et me voilà énervée pour la soirée et peut-être même la journée de demain.
Mais avouez que cela est ridicule. Pourquoi dépenser de l'énergie (déjà bien assez faible en ce moment) et de l'essence vitale pour si peu ? Parce que c'est déjà trop !

Je me fatigue toute seule. Vous découvrez le mauvais côté de mon visage, celui de l'entêtement aveugle et irraisonné.
L'énergie, je la gaspille, et ma bonne humeur je la pille.

Un autre verre de muscat et tout ira mieux.
Vite mes papilles s'assèchent !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 18 septembre 2008 14:18

Dégoutée, je suis dégoutée !

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le samedi 02 août 2008 09:13

Kenna - Say goodbye to love

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 15 juillet 2008 07:33